Construction d’un logement familial à Lancy
Projet, en cours
Entre le Vieux-Lancy et les berges de l’Aire, en bordure du parc Bernasconi, une nouvelle habitation se glisse dans la pente paysagère d’un verger, au pied des maisons villageoises qui bordent la route du Grand-Lancy.
Le site, marqué par la présence de murs de soutènement historiques, présente une succession de terrasses qui façonnent sa topographie et participent à la poésie du lieu. Le projet s’inspire de ces murs pour développer une architecture discrète, presque effacée dans le paysage. Une nouvelle séquence de murs prolonge le dispositif existant, ménageant les interstices dans lesquels vient s’installer l’habitation. Plutôt que de s’imposer au terrain, la construction se laisse façonner par celui-ci.
La pente naturelle dessine trois paliers qui organisent le plan. Le palier bas accueille les espaces de vie, le palier intermédiaire l’entrée et les services, tandis que le palier haut abrite les chambres et la salle de jeu. Cette organisation en gradins permet à la maison d’épouser la topographie, limitant les mouvements de terre et son emprise sur le paysage.
Les nouveaux murs de soutènement en béton recyclé bouchardé font écho à la matérialité des ouvrages existants. Dans le sens de la pente, les murs porteurs en briques de terre cuite isolantes soutiennent un solivage en bois associé à des hourdis de terre crue. Au-dessus, la toiture végétalisée prolonge le paysage du verger. Au nord et au sud, les façades vitrées s’ouvrent généreusement sur l’extérieur. Des avant-toits en serrurerie prolongent les espaces de vie au-delà des limites de la maison, tandis qu’un cloîtrat permet de les refermer, ménageant des espaces extérieurs plus intimes.
La construction de cette maison invite à considérer la topographie non comme une contrainte, mais comme la matière première du projet. En s’inscrivant dans la continuité des murs qui ont façonné le lieu au fil du temps, l’architecture cherche moins à affirmer sa présence qu’à prolonger une histoire existante. Une manière d’habiter la pente, sans en interrompre le récit.
Images de synthèses extérieures: Noue studio
Références:
- Chris Engman, The Meeting, 2004 - Souto De Moura, La Casa em Moledo
Madeleine — Architectes Sarl
︎ madeleinearchitectes
Architectes EPF SIA ARB.
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