Madeleine

architectes epf sia

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architectes epf sia








Transformation d’une maison et construction d’un pavillon de jardin à Lausanne

Réalisation - 2020



Situé au cœur de la cité-jardin construite par Frédéric Gilliard et Frédéric Godet en 1928, ce pavillon est une réinterprétation des fabriques de jardin érigées en bordure de parcelle des demeures patriciennes et bourgeoises. Motif emprunté à un habitat cossu, il prolonge l’espace habitable de cette petite maison et fait écho à l’idéal d’un logement ouvrier de qualité porté par le mouvement coopératif des années 1920. Le choix des matériaux industriels et préfabriqués s’inscrit dans un même esprit que celui des concepteurs, à la recherche de solutions économiques et efficaces.

Construction modeste, cette maison familiale n’était peut-être pas faite pour durer depuis bientôt un siècle, mais elle est aujourd’hui reconnue comme patrimoine architectural et à juste titre protégée. Grâce à une intervention ponctuelle et discrète, elle a pu être adaptée au mode de vie contemporain, garantissant ainsi la pérennité et la sauvegarde de cet humble témoin d’histoire de l’habitat moderne.


Crédit photo: Olivier Di Giambattista

Le pavillon de Bellevaux a reçu un prix “Best architects’23” !















Centre médical et crèche UAPE à Evolène

Concours 2022
1er rang / 1er prix



Extrait du rapport du jury:


Le programme est réparti dans deux bâtiments distincts, le premier, vertical et étroit, s'implante au nord du site, contre le mur de la salle polyvalente, perpendiculairement à la pente. Il redéfinit l'esplanade du parking et complète le complexe scolaire en lui donnant une façade nord orientée vers l'accès principal et le centre du village. Ce bâtiment accueille le centre médical dans ses 2 niveaux supérieurs, accessible directement depuis le parking qui lui est dédié. La salle multi-usages, prolongée par un préau couvert, occupe le rez inférieur, dans le prolongement de la salle polyvalente existante, avec l'UAPE en galerie.

Ce dispositif offre une excellente flexibilité d'usage entre ces deux salles très utilisées par les collectivités locales, avec une nouvelle entrée de plain-pied à ce niveau.

Un second bâtiment horizontal d'un niveau prend place, dans la partie plate du terrain au sud-ouest de l'école. Il accueille la crèche. Sa silhouette basse et sa toiture végétalisée lui permettent de se fondre dans le site et d'offrir un accès et des prolongements extérieurs de plain-pied, ainsi que de bonnes conditions de lumière pour l'ensemble de ce programme.

Par sa volumétrie, son rapport à la pente et sa matérialité, le nouveau bâtiment vertical reprend et poursuit la recherche d'analogie avec les maisons d'habitations d'Évolène amorcée par les architectes qui ont construit l'école, l'inscrivant ainsi dans la continuité du bâtiment qu'il complète, mais aussi de l'histoire et de la culture de la vallée. À l'inverse, le bâtiment de la crèche s'apparente plutôt à une construction utilitaire semblant, au premier abord, répondre simplement à son usage. Une lecture plus attentive des images révèle toutefois une volonté de recherche d'éléments narratifs basés sur la construction et les assemblages, à poursuivre dans le développement de l'expression du projet. Quoi qu'il en soit, les auteurs évitent le piège de la référence littérale à l'architecture vernaculaire et la reprise directe d’élément pittoresque dépourvus de substance.

La dissociation des programmes et l'implantation intelligente des 2 constructions, dont les formes sont adaptées à leurs fonctions et à la topographie, permettent de restructurer le site avec une grande économie de moyens.


Avec Ingphi Lausanne











Transformation énergétique d’une villa mitoyenne, St-Légier-La Chiésaz

Réalisation - 2019


Situé en lisière d’un coteau boisé de St-Légier-La Chiésaz et d'un quartier de villas jumelles, ce projet de rénovation énergétique s’inscrit sur la moitié de l’une d’entre elles. Faisant écho à sa situation, un dialogue visuel et haptique s’établit entre une nouvelle peau en liège et le crépi existant de sa jumelle, entre le végétal et le minéral, entre le lisse et le rugueux. Une légère résille métallique complète la mue et remplace les parapets en béton préfabriqués qui, sciés, sont réutilisés comme aménagement de jardin.


Crédit photo: Olivier Di Giambattista










Construction d’un habitat communautaire à Villy

Réalisation en cours


Le projet prend place à la fin d’une impasse, une maison existante construite par le grand-père des trois petits enfants à Villy (VD) est au cœur de la parcelle. Ceux-ci souhaitent détruire la maison existante pour y bâtir trois villas individuelles pour chacune des trois familles sur ce grand terrain.

Plusieurs rencontres et discussions afin de comprendre et assimiler les besoins de chacun nous ont permis de remettre en question la demande initiale des Maîtres d’Ouvrages qui était la construction trois entités indépendantes et individualistes sans aucune interactions communes.

La relation entre mandants et mandataires a donné naissance à la conception d’un projet coopératif; la conservation de la maison existante autour de laquelle gravite les nouvelle unités de vie. Cet édifice vétuste, tant pour des raisons économiques que conceptuelle, ne sera pas transformé́ mais reconverti. Tel un organe vital, il accueille au rez-de-chaussée les techniques nécessaires au fonctionnement de ce nouveau corps, les espaces communs (atelier, caves) ainsi qu’un jardin d’hiver communautaire à l’étage.

Le socle de la nouvelle construction se décomposent en trois entités minérales distinctes comportant les pièces à vivres et leurs terrasses privatives. L’étage au contraire est formé d’une seule structure commune en BLC formant un U autour de la maison existante. Les trois familles étant encore jeune, nulle ne sait comment elles vont grandir. Le plan et sa structure modulaire offre une flexibilité́ nécessaire à une adaptation évolutive: chacune des familles à la possibilité́ d’ajouter une nouvelle pièce ou d’acquérir une pièce chez son voisin en accédant à une trame d’angle supplémentaire.

Vivre ensemble et partager, tout en gardant une intimité, un grand travail a été apporté sur les notions de seuils de privacité. Depuis les couverts communs, aux entrées privées ; des passerelles individuelles au jardin d’hiver relient chacune des unités. Tout le processus de réflexion et de conception de ce projet s’est déroulé à la manière d’une démarche participative avec les différents Maîtres d’Ouvrages qui sont impliqués dans le projet.












Transformation d’une maison dans les vignes, Aigle

Réalisation en auto-construction - 2020



Le contexte vigneron du bâtiment existant inspire des qualités spécifiques à la nouvelle intervention. Les murs de pierres intemporels contrastants avec la vigne en perpétuel changement au fil de l’année. 

La nouvelle enveloppe thermique de la maison renforce les ordres horizontaux de la façade en épaississant la partie centrale d’une couche de liège brulé à la flamme vive. Cette technique expérimentale empêche l’oxydation de sa surface et le dote d’une teinte noirâtre.

La spatialité intérieure est reconfigurée pour répondre aux besoins des nouveaux habitants. Les murs de l’étage de vie sont partiellement supprimés, et la notion de pièces avec. Une cuisine sur pilotis est ajoutée à ce système d’inter-espaces. À l’étage, le généreux hall de distribution s’attribue une partie de la fonction de la salle de bain pour les trois chambres à coucher. 


Crédit photo: Olivier Di Giambattista







Madeleine — Architectes Sarl ︎ madeleinearchitectes
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