Madeleine

architectes epf sia

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Construction d’un habitat communautaire à Villy

Réalisation, 2022 


À l’extrémité d’une impasse, une maison existante construite par le grand-père de trois petits enfants ponctue la rue de par sa position au centre de la parcelle. Le postulat de départ est simple, ils héritent de ce terrain particulier et souhaitent tous l’habiter.

À la manière d’une démarche participative, la maîtrise d’ouvrage nous convie à plusieurs rencontres, discussions et partages au cours desquels une relation entre mandants et mandataires, entre besoins et réponses, s’interrogent et se confondent. Trois entités, initialement indépendantes, collaborent sur une intension collective et coopérative. La maison existante sera le cœur du projet, le centre de gravité autour duquel orbite les nouvelles unités de vie. Tel un organe vital, elle enferme en son sein les techniques nécessaires au fonctionnement du nouveau corps qui l’entoure. L’étage évidé, témoin de son passé, offre un nouveau lieu appropriable et multiple.

La nouvelle construction décompose son rapport au sol en trois entités minérales distinctes, celles-ci contenant les pièces à vivres et leurs terrasses privatives. À l’étage, l’absence de frontières claires permet d’interchanger les chambres entre les unités à la volonté d’adaptation des familles et de leur évolution. 

Cette ceinture commune relie d’une seule structure en BLC les familles et exprime le jeu des portées et de leur force résultante. L’existant et cette nouvelle construction qui l’entoure, à la manière d’un parergon, agissent et se déterminent l’un et l’autre.

L’interstice, interface entre les mondes privées et communs, présente une déclinaison de dispositifs nécessaire à la compréhension des frontières du vivre ensemble. Passerelles et seuils composent le traitement de ce rapport par le vide.


Un projet de Madeleine architectes et François Nantermod

Crédit photo: Séverin Malaud et Madeleine architectes










Transformation d’une maison dans les vignes, Aigle

Réalisation en auto-construction - 2020



Le contexte vigneron du bâtiment existant inspire des qualités spécifiques à la nouvelle intervention. Les murs de pierres intemporels contrastants avec la vigne en perpétuel changement au fil de l’année. 

La nouvelle enveloppe thermique de la maison renforce les ordres horizontaux de la façade en épaississant la partie centrale d’une couche de liège brulé à la flamme vive. Cette technique expérimentale empêche l’oxydation de sa surface et le dote d’une teinte noirâtre.

La spatialité intérieure est reconfigurée pour répondre aux besoins des nouveaux habitants. Les murs de l’étage de vie sont partiellement supprimés, et la notion de pièces avec. Une cuisine sur pilotis est ajoutée à ce système d’inter-espaces. À l’étage, le généreux hall de distribution s’attribue une partie de la fonction de la salle de bain pour les trois chambres à coucher. 


Un projet de Madeleine architectes et François Nantermod

Crédit photo: Olivier Di Giambattista













Maison et sa dépendance dans les vignes, Vouvry

Réalisation, 2022


S’inscrivant dans un contexte viticole, le nouvel édifice réinterprète les attributs des guérites (petite construction utilitaire vigneronne) et des murs de soutènement qui structurent le paysage. Les socles successifs, façonnés en veilles planches de bois brut, s’ancrent dans la pente et créent des paliers qui jalonnent le parcours.

Sur ce piédestal minéral se dresse un volume léger en bois, une toiture en tôle d’aluminium protège l’ensemble d’une coiffe aérienne. L’utilisation de matériaux brut et l’ensemble de la composition relie l'édifice au terroir et son travail particulier de la vigne. Motif bourgeois emprunté des cures, des volets à chevrons composent des variations de façades au gré des besoins. Une pergola et garde-corps s'agrippent le long du socle à l'instar d'un palissage de vigne.

Sous la hauteur généreuse d’un plafond aux poutres effilée, l’espace de vie s’articule autour d’un meuble central comprenant les différents services. La proportion élancée des grandes portes fenêtres exalte l’atmosphère généreuse du rez-de-chaussée tel un piano nobile. Une petite dépendance, creusée dans la masse d'un mur de vignes, se loge de manière introvertie au sein du site.


Un projet de Madeleine architectes et François Nantermod

Crédit photo: Séverin Malaud et Madeleine architectes












Transformation énergétique d’une villa mitoyenne, St-Légier-La Chiésaz

Réalisation - 2019


Situé en lisière d’un coteau boisé de St-Légier-La Chiésaz et d'un quartier de villas jumelles, ce projet de rénovation énergétique s’inscrit sur la moitié de l’une d’entre elles. Faisant écho à sa situation, un dialogue visuel et haptique s’établit entre une nouvelle peau en liège et le crépi existant de sa jumelle, entre le végétal et le minéral, entre le lisse et le rugueux. Une légère résille métallique complète la mue et remplace les parapets en béton préfabriqués qui, sciés, sont réutilisés comme aménagement de jardin.


Un projet de Madeleine architectes et François Nantermod
Crédit photo: Olivier Di Giambattista










Transformation d’un chalet d’habitation en bâtiment administratif, Val-d’Illiez

En cours


Transformation d’un chalet historique de 1891 digne de protection au cœur du village de Val-d’Illiez en bâtiment administratif (nouvelle maison de commune).
L’état avancé de délabrement du chalet implique de ne conserver que les façades et autres éléments dignes de protection et de reconstruire une nouvelle peau intérieure et de surélever l’édifice à chaque niveau afin de garantir une hauteur d’étage suffisante. Les nouveaux planchers avec leur faux-plafond à caisson font références aux menuiseries présentes dans le chalet. Un nouveau noyau parasismique distribue tout le bâtiment et contient tous les services.
La transformation de ce chalet historique soulève des questions de rénovation du patrimoine. Plutôt que de partir sur une restauration d’un bâtiment achevé, le projet propose une transformation dynamique de l’édifice avec ses strates assumées. Le concept des façades est de conserver l’intégralité des percements, même ceux modifiés au cours du temps, et de les compléter par des nouveaux afin de permettre de prolonger l’histoire du bâtiment et d’améliorer l’habilité des locaux.


Un projet de Madeleine architectes et François Nantermod







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